Elle semble se perdre dans la nuit des temps. Elles paraissent avoir été en usage en Chine et dans l'Inde dès la fin de l'âge du bronze. Les Grecs et les Romains s'en servaient.
Les Francs en possédaient. A l'approche de l'ennemi, l'évêque Saint Loup fit sonner les cloches de l'église de Sens. Le roi Clotaire fut effrayé par cette voix montant du ciel et n'avança plus. 
Charlemagne en généralisa l'usage. Au Moyen Age, elles indiquaient les heures des exercices religieux, alors on leur construisit des demeures aériennes et on leur donna un nom de baptême.
Plus tard les cloches prirent des proportions considérables. Au XVIe siècle on les orna de décorations somptueuses et symboliques.
Aujourd'hui l'industrie de la fonderie des cloches est principalement en Allemagne, et on trouve les plus grosses cloches, en Russie et... au Japon !
(Article de 1986)

De tout temps, l'église a employé le son des cloches pour appeler les fidèles. Au Ve siècle, la Campanie en possédait : le nom de "campanae" fut donné aux cloches dans les langues romaines et latines. 
Au VIIIe siècle, le pape Etienne III en fit placer trois à Saint-Pierre de Rome.

Les rois de France faisaient de tels cadeaux : Robert le Pieux en donna cinq, dont une de 2 600 livres à Saint Aigna d'Orléans. La plus grosse cloche fut fondue pour le cardinal G. d'Ambroise de Rouen et pesait 36 364 livres.
Le fondeur de ce bourdon, que la Révolution brisa, était Jehan le Machon, de Chartres.