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dimanche 11 mai

L'Absinthe : la Fée verte

Num_riser0001La Fée verte n'a pas fini de nous étonner. Adorée puis bannis, elle revient en force après un long silence. De par le monde, la magie du mythe explose en une symphonie de verts. Les bouteilles aux formes variées exhibent leurs flancs aux devantures des boutiques qui se veulent "tendance".
Des saveurs variées, des plus proches au plus éloignées, un rituel qui quelquefois se cherche, l'absinthe du troisième millénaire assoit son succès sur son seul nom : un nom qui évoque immanquablement la Belle Epoque avec ses cafés enfumés où les artistes refaisaient le monde.
L'absinthe d'aujourd'hui s'enracine dans la riche histoire de son passé.

Absinthe, mère des bonheurs,
ô liqueur infinie, tu miroites en mon verre
comme les yeux verts et pâles de la maîtresse que jadis j'aimais.
Absinthe, mère des bonheurs, comme Elle,
tu laisses dans le corps un souvenir de lointaines douleurs.
Absinthe, mère des rages folles et des ivresse titubante,
où l'on peut, sans se croire un fou,
se dire aimé de sa maîtresse.
Absinthe, ton parfum me berce.

Gustave KAHN
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Posté par choupanenette à 12:07 - Boissons - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 23 juillet

Le champagne

La mise en bouteilles des vins de champagne au début du siècle.
Num_riser0001Lire les étiquettes
L'appellation champagne doit obligatoirement s'y trouver tout comme le nom de la marque et le numéro d'immatriculation délivré par le Comité interprofessionnel du vin de champagne, précédé des initiales.
N.M : marque principale appartenant à un négociant manipulant.
M.A. : marque secondaire appartenant à un négociant manipulant ou à un négociant commercialisant le champagne d'un autre négociant ou d'un vigneron.
R.M. : marque appartenant à un propriétaire vigneron manipulant et vendant lui-même son vin.
C.M. : marque appartenant à une coopérative de récoltants.

Comment le boire ?
Le champagne se sert frais, à la température de 6 à 8 degrés. Trop froid il perd de sa saveur, de son bouquet. Trop chaud il s'alourdit. Si l'on veut le rafraîchir, placer la bouteille dans la partie la moins froide du réfrigérateur pour ne pas "casser" le vin. Le seau moitié eau moitié glace constitue le meilleur recours. La température de 6 degrés est atteinte au bout d'une demi-heure environ. Pour éviter les malentendus en ouvrant une bouteille de champagne inclinez-là légèrement, faites-là tourner doucement en maintenant bien le bouchon. Cette lente rotation permettra au gaz de s'échapper discrètement et vous pourrez servir sans avoir effrayé personne.
Le champagne ne se frappe pas.

Le champagne se conserve-t-il ?
Le champagne n'est pas un vin de garde. ll est mis en vente pour être consommé aussitôt. On peut certes le conserver 4 ou 5 ans dans sa cave, à l'abri de la lumière et au frais, bouteille couchée, mais il ne se bonifiera pas plus.
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La révolte des vignerons champenois, femmes en tête de la manifestation

Posté par choupanenette à 16:08 - Boissons - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 02 avril

Saint Pinard

Num_riser0002Pendant la guerre, les Poilus avaient droit à du vin pour se remonter le moral et tenir. Ce qui permettait aussi de régler le problème de surproduction.
La ration journalière était d'un demi-litre par jour. Parfois coupé d'eau-de-vie avant les attaques.

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De l'entre-deux guerres aux années soixante, les vins doux naturels, qui titrent entre 15 et 18°, furent l'objet d'un véritable engouement, du fait notamment de leur vertus médicinales supposées. Ces apéritifs comme le Byrrh - créé dans les Pyrénées Orientales par les frères Violet - intégraient diverses herbes et plantes dans leur composition, notamment des écorces de quinquina.

Posté par choupanenette à 18:26 - Boissons - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Bercy, gosier de la France

Num_riser0001Dans l'est de Paris, Bercy fut au vin, ce que les halles étaient à la nourriture. Dès le XVIIIe siècle, les tonneaux de vin à destination de la capitale arrivent par bateau sur la Sein et sont débarqués et entreposés dans les chais de Bercy, alors hors de la commune de Paris et non soumis à ses taxes.
A partir de 1860 des entrepôts de vin y sont construits. Le quartier est alors le plus grand marché de vins et spiritueux du monde. A tel point que les chais et entrepôts sont même déclarés d'utilité publique après 1880. Viticulteurs et négociants y pratiquent les assemblages de vins de différentes provenances.
Bourgogne, beaujolais, touraine confluent vers Bercy. Deux cents maisons de négoce y étaient établies dans les années 1960, l'âge d'or du quartier. Tonneliers, bateliers, soutireurs, commis, embouteilleurs, chaudronniers, fabricants de cuves, de filtres, d'étiquettes étaient les étranges professions qu'y se côtoyaient dans cette ville dans la ville, réservée aux professionnels.
Le déclin débuta au début des années 1970 avec la généralisation de la mise en bouteille "au château" des vins et la baisse de la consommation, tandis que les terrains étaient très convoités. C'est en 1993 que les entrepôts ont été définitivement fermés et rasés. Dessus ont été construits des immeubles et la zone de loisirs Bercy Village.

Posté par choupanenette à 18:25 - Boissons - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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