Un boucher poursuit un chien qui lui emporte un morceau de viande. Parvenu près du chien la viande était mangée mais le boucher avait eu la satisfaction de prendre, sur le collier du chien, le nom du propriétaire, M.dog X,... avocat.
La première chose fut d'aller consulter l'avocat en ces termes :
- Monsieur, un boucher qui s'est laissé prendre un morceau de viande par un chien, peut-il demander le remboursement au maître de l'animal ?
- Parfaitement, répond l'avocat.
- Alors, monsieur, le chien étant à vous, j'ai l'honneur de vous réclamer 3 francs.
L'avocat s'exécuta aussitôt, mais le boucher ne fut pas plutôt rendu chez lui qu'il avait la visite d'un petit clerc porteur de la lettre suivante : "Doit M. Y. à M. X., avocat, pour consultation, 3 francs."
Le boucher n'avait qu'à s'exécuter.
C'était un prêté pour un rendu.